Repousser la maternité au-delà de 40 ans est une réalité de plus en plus courante, car il s'agit de l'une des décisions les plus importantes de la vie d'une femme.
Elle tend donc à être reportée à une période de plus grande stabilité économique, professionnelle et émotionnelle.
La voie choisie pour parvenir à une grossesse sera la première chose à prendre en compte. La fertilité féminine est étroitement liée à la réserve ovarienne de la femme, qui est généralement optimale jusqu'à l'âge de 26 ans. À partir de cet âge, la réserve ovarienne diminue, pour chuter à partir de 35 ans.
À l'arrivée de la troisième décennie de vie, la réserve ovarienne initiale féminine, qui était d'environ 2 millions d'ovules à la naissance, a drastiquement diminué à seulement 30 000. Cette diminution numérique s'accompagne d'une détérioration de la qualité des ovules restants, ce qui augmente les difficultés à concevoir et à mener une grossesse à terme.
Avec l'âge, les ovaires vieillissent, ce qui entraîne une accumulation de mutations génétiques et d'aneuploïdies dans les gamètes. Cela peut entraîner des fausses couches et des maladies chez le futur bébé. Pour cette raison, l'âge est un facteur impactant négativement la qualité des ovules.
La conservation de la capacité reproductive est assurée par un ensemble de techniques conçues pour préserver le potentiel de procréation, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
Parmi les options disponibles pour préserver la fertilité, on trouve la cryoconservation des spermatozoïdes et la vitrification des ovocytes. La congélation des ovules permet de reporter la décision de devenir parent à un moment ultérieur de la vie.
La technique de congélation des ovules permet d'anticiper les difficultés pouvant survenir lorsque l'on décide de devenir mère à un âge plus avancé. Cette technique permet d'obtenir les ovocytes de la patiente dans leur état optimal. Celui-ci se situe généralement entre 25 et 30 ans. Ils seront ensuite conservés jusqu'à ce qu'elle décide de tomber enceinte.
Malgré les obstacles susceptibles d'empêcher de devenir mère après 40 ans, il existe divers traitements de procréation assistée qui peuvent aider à parvenir à une grossesse:
La fécondation in vitro avec les propres ovules de la femme suppose que sa réserve ovarienne soit suffisante au moment de la ponction. Or, après 40 ans, la qualité des ovules, et donc le taux de réussite de la FIV conventionnelle, est très faible.
Dans ces cas, les spécialistes de la procréation assistée de IVF-Life recommandent d'accompagner le traitement de fertilité d'un diagnostic génétique préimplantatoire.
Ce test permet d'identifier les embryons sains avant de les transférer, évitant ainsi d'éventuelles maladies chez le futur bébé ou des fausses couches spontanées.
S'il est impossible d'obtenir suffisamment d'ovules de qualité pour une FIV, il est toujours possible de recourir au don d'ovules.
Ce traitement de fertilité consiste à procéder à une fécondation in vitro avec les ovules d'une donneuse anonyme et le sperme du couple ou d'un donneur anonyme. Ce traitement présente des taux de grossesse élevés.
Grâce au don d'embryons ou à l'adoption d'embryons, il est possible d'adopter un embryon sain et de bonne qualité, préalablement donné par un couple qui a déjà réalisé son désir de devenir parents.
Il s'agit d'une option qui permet d'accélérer les délais de traitement et de réduire les coûts économiques.
Le report de la maternité jusqu'à l'âge de 40 ans peut présenter des avantages tels que la maturité personnelle, la stabilité financière et une meilleure planification familiale. Toutefois, un suivi médical doit être envisagé pour gérer les risques potentiels.
Les avantages comprennent la stabilité émotionnelle, économique et professionnelle, les progrès en matière de santé reproductive et une prise de décision familiale plus réfléchie. Les réseaux de soutien ont également tendance à être plus solides à cet âge-là.
Il est important de garder à l'esprit que, malgré ses nombreux avantages, une grossesse après 40 ans comporte certains risques médicaux, notamment un risque accru de fausse couche, de grossesse extra-utérine, de pré-éclampsie et d'accouchement prématuré.
Il est important de tenir compte de ces éventuelles complications lorsque l'on planifie une grossesse à un âge plus avancé.